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Introduction : J'ai toujours eu envie d'une MZ de course. Pour ceux qui ne connaîterais pas la marque, voici un lien donnant un historique complet http://vautrin.ifrance.com/. Bien sûr, ça existe d'origine et d'ailleurs, j'en ai une (un 660 Skorpion Sport de 1996) mais moi, ce que veux, c'est une 125 MZ 2 temps, un pisse-feu comme on en faisait dans les années 70. Pour combler ce manque, je n'avais que 2 solutions, en trouver une d'époque et là je peux vous dire que ça ne cours pas les rues, même en Allemagne, ou en fabriquer une. C'est vers cette 2ème solution que je me suis orienté en imaginant ce qu'un jeune Allemand de l'Est aurait pu faire en coursifiant sa 125 TS pour l'inscrire dans une course locale. Pour être conforme à cet esprit, je préfère éviter les pièces trop récente (faute de goût) et les usinages trop compliqués (trop cher) et utiliser un maximum de pièces MZ en les modifiant s'il le faut. Ce blog raconte cette histoire... La base : Pour commencer ce projet, j'ai choisie comme base une 125TS acheté en braderie (en fait, c'était un lot de 2 motos). L'une des moto, n'a pas de carton gris (ça tombe bien, ma MZ de course est destinée à la piste des démonstrations d'anciennes) et la "restauration" faite par le précédent propriétaire est obsolument désastreuse :   Le cauchemard du restaurateur ! Plein de pièces manquantes ou pas d'origine, peinture moche ripolinée, montages aléatoires, peinture grise sur les jantes (et les pneus), bricolages généralisés, absence des clés, caoutchoucs pourries, pas une seule pièce de moins de 25 ans, etc...
Après quelques mois de travail, voilà ce que j'obtient :   Bon, elle n'est pas encore opérationnelle mais les bases d'une préparation racing sont là. - Fourche rabaissée
- Commandes reculées
- Cintre de pot de grosse section (c'est un cintre de 250 TS)
- Pot dans le style de l'époque (à part le silencieux, mais bon faut faire avec...)
- Compte-tour incliné et centré sur le té de fourche
- Guidons bracelets
- Garde-boue avant court
- Chaîne et couronne de transmission à l'air libre
- Suppression des béquilles et d'une manière général de tout ce qui ne sert pas sur une piste
Dans les prochains jours, je pense couper le support de selle suivant le trait noir, arrondir le garde boue avant, supprimer encore un peu de matière inutile, remplacer le filtre par un cornet maison, abaisser l'ensemble de la machine, etc... Bon ok, en fait, c'est pas la TS de la première photo que j'ai modifié (la première, c'est une 125 TS premier modèle sans compte-tour) mais je vous assure qu'elle était dans le même état et même de la même couleur que l'autre...
Revue de détails.
  Un support de selle : Pour fixer une selle polyester, j'ai réalisé ce support à l'aide de tube carré et de cornières. Il se monte sur des fixations d'origines grâce à 2 vis M6 à l'avant et 2 boulons M8 à l'arrière. Pour avoir une surface d'appui correcte, j'ai dû surfacer à la lime le haut du garde boue. Je pense fixer la selle par l'intermédiaire d'une tôle d'alu.
 Pour des roues et une chaîne droite: Pour pouvoir me passer du carter de chaîne, j'ai usiné une entretoise dans un rond d'alu. En contrôlant l'alignement des roues, je me suis apperçu qu'elles n'étaient pas vraiment alignées. La jante arrière accuse un décalage de près d'un centimètre sur la droite. De plus, le pignon de sortie de boite étant monté à l'envers, la ligne de chaîne était elle aussi en biais. Une fois le pignon retourné, j'ai encore un décalage de 2 mm et il n'y a pas assez de longueur sur l'arbre secondaire pour interposer une rondelle. Bilan, je vais devoir refaire une entretoise plus longue de 2mm à droite et remplacer l'entretoise d'origine à gauche par un modèle plus court. Une fois la ligne de chaîne optimale, il ne me restera qu'à décaler la jante de quelques milimètres pour la mettre dans l'alignement de la roue avant. Ces modifs sont importantes car une chaîne et des roues bien alignées réduisent les pertes par frottement et limitent les réactions parasites de la partie cycle.
 Un cintre de gros diamètre : Le cintre d'origine passe très loin du cadre et limite la garde au sol. De plus, un pot passant à gauche est un plus car la majorité des circuits tournent à droite. En utilisant un cintre de 250 TS, le pot peut passer à gauche, très près du cadre et en plus, il est d'un diamètre plus important que l'origine ce qui est mieux pour trouver des watts. Pour adapter de cintre, j'ai dû réaléser au tour l'écrou d'origine pour l'adapter au nouveau diamètre. Ensuite, le cintre a été retourné de manière à ce que la sortie devienne l'entrée et la colerette d'origine a été coupée. Le cintre passe tellement près du cadre que j'ai du meuler l'excroissance qui se trouve sous le cadre (la butée de béquille centrale) pour que ça passe.

 Un compte-tour en position centrale : Après avoir écarté l'idée d'utiliser le support d'origine, j'ai réalisé un cerclage dans une bande de tôle pour maintenir le compte tour. Un anneau de caoutchouc découpé dans une chambre à air filtrera (un peu) les vibrations.
Reste, maintenant à l'habiller, d'une selle et d'un réservoir... Etude de style. Pour le réservoir, je suis parti de l'idée que je en pouvais pas me passer du réservoir d'origine pour des raison de coût. Pour améliorer le look, j'ai décidé de fabriquer une coque en résine polyester d'une forme plus adaptée pour en coiffer le réservoir d'origine. Pour la selle, je me suis inspiré de la forme d'une MZ RE d'époque. Attention, il s'agit d'ébauches de Master afin de pouvoir apprécier le résultat au niveau des volumes.   Autre solution, utiliser le réservoir d'origine avec une selle étroite (selle biplace de cyclomoteur) trouvé lors d'une bourse d'échange.  Variante, avec un autre réservoir en cours de modification (modif de la fixation inférieure et remplacement du support du bouchon.   A suivre...
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